rugby normand

LE RUGBY CE N'EST PAS QUE DANS LE MIDI
 
AccueilAccueil  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Un peu d'histoire

Aller en bas 
AuteurMessage
teigneux
Très grand maïtre
avatar

Nombre de messages : 1701
Age : 47
Localisation : Perdu sur les bords de Seine
Date d'inscription : 31/03/2008

MessageSujet: Un peu d'histoire   Lun 8 Fév 2010 - 14:45

Je vous propose de rendre hommage aux générations perdus ayant participé à l'histoire du Tournoi en faisant qq copiés collés d'anecdotes sur le Tournoi.

Bien évidemment, ces histoires ne sont pas de mon fait, mais la célébration du Tournoi des SIX NATIONS pourra permettre de ne pas rester ignare sur l'Histoire de notre sport.

N'hésitez pas à faire de même, si vous tombez sur qq sites interessants.

Bien à vous:
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
teigneux
Très grand maïtre
avatar

Nombre de messages : 1701
Age : 47
Localisation : Perdu sur les bords de Seine
Date d'inscription : 31/03/2008

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   Lun 8 Fév 2010 - 14:47

Pendant deux années consécutives, en 1972 et 1973, les 5 équipes ont terminé le Tournoi à égalité. Mais pour des raisons différentes.

1972 : tous perdants

A la suite du massacre perpétré par l'armée anglaise à Londonderry, en Irlande, les équipes galloise et écossaise refusent de jouer à Dublin. Il n'y a donc pas eu de classement final cette année-là.

Pour aider la Fédération irlandaise à renflouer ses caisses, le XV de France se rend à Dublin après le Tournoi pour un match sans enjeu. Quelques semaines après leur défaite, enregistrée à Colombes pendant la compétition (9-14), les Bleus subissent un nouveau revers.

1973 : tous vainqueurs

Pour la première fois de l'histoire du Tournoi, les 5 équipes terminent la compétition avec le même nombre de points, chacune ayant gagné et perdu 2 matchs.

Cette situation inédite ne peut plus se reproduire aujourd'hui car, depuis, le règlement a changé : les équipes à égalité sont départagées en fonction de leur confrontation directe. Et depuis l'intégration de l'Italie en 2000, le Tournoi oppose 6 nations et non plus 5, ce qui rend impossible un tel résultat.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
teigneux
Très grand maïtre
avatar

Nombre de messages : 1701
Age : 47
Localisation : Perdu sur les bords de Seine
Date d'inscription : 31/03/2008

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   Lun 8 Fév 2010 - 14:49

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
teigneux
Très grand maïtre
avatar

Nombre de messages : 1701
Age : 47
Localisation : Perdu sur les bords de Seine
Date d'inscription : 31/03/2008

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   Lun 8 Fév 2010 - 14:51

Dans les premières années du Tournoi, certains rugbymen émérites pratiquaient également d'autres disciplines de haut niveau.

Liddell, le plus célèbre

L'histoire olympique d'Eric Liddell racontée dans le film "Les Chariots de feu". © 20th Century Fox
En janvier 1922, Eric Liddell, étudiant à l'université d'Edimbourg, honore sa première sélection lors du match France-Ecosse disputé à Colombes. Le jeune ailier, très rapide, se fait remarquer l'année suivante, au même endroit et face aux mêmes adversaires, en inscrivant deux essais.

Un an plus tard, en 1924, Eric Liddell dispute les Jeux Olympiques d'athélisme dans le même stade de Colombes ! Même s'il ne s'aligne pas sur sa course préférée, le 100 m, pour des raisons religieuses, l'Ecossais remporte le bronze sur 200 m et la médaille d'or sur 400 m.

Gachassin et les autres
En France, Jean Gachassin a disputé 21 matchs du Tournoi des V Nations (entre 1961 et 1969). Excellent sprinteur, l'actuel président de la Fédération Française de Tennis a également tapé dans la balle jaune à un bon niveau puisqu'il a été classé en seconde série.

Parmi les joueurs cités ultérieurement, rappelons que Philippe Struxiano a été remplaçant en équipe de France de football, que Lubin-Lebrère a été escrimeur, que Robert Thierry a été athlète, boxeur et gymnaste et que Jean Sébeidio a été champion de France de chistera.

Plus insolite encore : en 1950, le pack tricolore qui a défié l'Irlande comprenait deux internationaux d'athéltisme. Daniel Héricé fut champion de France du lancer de disque et du décathlon ; René Biénès, champion régional de décathlon et de gymnastique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
teigneux
Très grand maïtre
avatar

Nombre de messages : 1701
Age : 47
Localisation : Perdu sur les bords de Seine
Date d'inscription : 31/03/2008

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   Lun 8 Fév 2010 - 14:53

Le 1er janvier 1913, le XV de France lance le Tournoi en recevant l'Ecosse au Parc des Princes. Les Tricolores subissent une véritable humiliation (3-21) devant un public venu en nombre.


L'arbitre a quitté le Parc des Princes caché dans une voiture. ©
Ce public, justement, fera beaucoup parler de lui. Ignorant les règles du rugby, les spectateurs trouvent en J.W. Baxter une victime idéale : l'arbitre anglais n'a-t-il pas constamment et injustement sanctionné les joueurs français ? Pourquoi siffle-t-il en permanence contre le Coq tricolore ? Les règles de l'avantage et du hors-jeu, trop complexes pour un public novice, sont loin d'être admises par les supporters.

Fuite en voiture
Au coup de sifflet final, une centaine d'entre eux envahit la pelouse. L'arbitre évite les coups grâce au fair-play et au courage des rugbymen écossais et français qui l'encerclent pour le protéger.

Dans les vestiaires, où il s'est réfugié, Baxter s'habille à la manière d'un Français, pour quitter le stade incognito. Dehors, la foule ne décolère pas. L'arbitre parviendra à quitter l'enceinte parisienne par une porte dérobée, dans l'auto du trois-quart tricolore Pierre Failliot, en tribune ce jour-là et venu au stade en voiture.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
teigneux
Très grand maïtre
avatar

Nombre de messages : 1701
Age : 47
Localisation : Perdu sur les bords de Seine
Date d'inscription : 31/03/2008

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   Lun 8 Fév 2010 - 14:55

Dublin, 1920. L'équipe de France part en Irlande défier le XV du Trèfle, malgré la guerre civile qui secoue le pays.

La nuit précédant le match, Marcel-Frédéric Lubin-Lebrère, Théophile Cambre et Jean Sébédio déambulent dans les rues en écumant les pubs. Dans l'un d'entre eux, des clients leur demandent de chanter la Marseillaise. Sans se poser de questions, les trois internationaux s'exécutent et entonnent l'hymne français à gorges déployées.

Ce qu'ils ignorent, c'est que la Marseillaise a été adoptée par les indépendantistes irlandais ! Leurs partenaires de Guiness, en effet, sont des Républicains.

Vraie Marseillaise, fausse rumeur
Pendant de longues années, la rumeur voulait que Lubin-Lebrère et ses compères aient été arrêtés par la police irlandaise à cause de cet épisode. Si les forces de l'ordre ont bel et bien été employées, c'était en fait à la demande du sélectionneur français Allan Muhr, inquiet de ne pas voir ses joueurs rentrés à l'hôtel...

Lubin-Lebrère participe tout de même à la 1re victoire française à l'extérieur
L'histoire se finit bien pour celui que l'on surnomme "Monsieur le maire" : en gagnant 15 à 7 face au XV du Trèfle, Lubin-Lebrère participe à la première victoire à l'extérieur de l'équipe de France dans le Tournoi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
teigneux
Très grand maïtre
avatar

Nombre de messages : 1701
Age : 47
Localisation : Perdu sur les bords de Seine
Date d'inscription : 31/03/2008

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   Lun 8 Fév 2010 - 14:56

Jo Anduran


Jo Anduran
Le 31 décembre 1909, les dirigeants tricolores doivent trouver de toute urgence un joueur disponible pour disputer le premier match des Bleus dans le Tournoi des V Nations. Cette rencontre a lieu le lendemain, au Pays de Galles, mais un joueur manque à l'appel. Hélier Thil, talonneur du Stade Bordelais, est consigné dans sa caserne et n'a pas pu prévenir l'encadrement français.

Charles Brennus, un des responsables de la sélection, apprend par la presse que Joe Anduran, 3e ligne du SCUF (Sporting Club Universitaire de France), vient d'ouvrir une exposition d'art dans une galerie parisienne. Il s'engouffre dans un taxi et parvient à convaincre le rugbyman de faire le voyage.
Au Pays de Galles, les Tricolores encaissent 10 essais et enregistrent leur première défaite dans le Tournoi (49-14).

Antoine Francquenelle

2 janvier 1911 : la France entame son 2e Tournoi des V Nations en accueillant l'Ecosse à Colombes. Christian Vareilles, qui devait jouer à l'aile, manque son train et ne parvient pas à arriver à l'heure au match. Il est remplacé par Antoine Francquenelle, joueur au S.C. Vaugirard, qui se trouve en tribune !

Antoine Francquenelle, qui se trouvait en tribune, a participé à la 1re victoire française dans le Tournoi
Ce jour-là, Francquenelle participe à la première victoire française dans la compétition (16-15).
Ironie du sort, le pauvre Vareilles n'a joué qu'un seul match du Tournoi au cours de sa carrière. Face aux mêmes Ecossais, il avait perdu 27-0 à Edimbourg un an plus tôt.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
teigneux
Très grand maïtre
avatar

Nombre de messages : 1701
Age : 47
Localisation : Perdu sur les bords de Seine
Date d'inscription : 31/03/2008

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   Lun 8 Fév 2010 - 15:01

Le 25 février 1961, le XV de France se rend à Twickenham pour y défier l'équipe d'Angleterre. Alors que les Bleus font mieux que résister, voilà qu'un coup du sort fait basculer la rencontre. Jean Dupuy, l'ailier gauche, se claque à la réception d'une chandelle.

"Pipiou" va se faire soigner sur le bord du terrain. Quand il revient sur la pelouse, il traîne la jambe et ne peut pas assurer son poste. Dans la confusion, le capitaine des Bleus (il n'existe pas de sélectionneur à l'époque) François Moncla décide de replacer Dupuy à l'arrière, loin du combat.

Un coup de poker gagnant
Pour remplacer l'ailier gauche, Moncla prend une décision aussi folle qu'inattendue : ce sera Amédée Domenech, pilier massif de 95 kg, qui se chargera de cette tâche ! Jamais un international n'avait occupé, dans un même match, deux postes si différents.

Le pilier de Brive, pour sa 36e sélection, réalisera un quasi sans-faute. Pourtant, les Anglais avaient décider de relancer tous les ballons au pied dans sa direction, pensant qu'il craquerait.

Son exploit est d'autant plus fort que, face à lui, se dressait l'imposant John Young, ancien champion d'Angleterre... du 100 yards. Le match se terminera sur une égalité parfaite (5-5).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
teigneux
Très grand maïtre
avatar

Nombre de messages : 1701
Age : 47
Localisation : Perdu sur les bords de Seine
Date d'inscription : 31/03/2008

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   Lun 8 Fév 2010 - 15:04

Malgré le froid qui balaie la côte galloise, 50 000 spectateurs se massent dans le stade de Swansea ce 21 février 1948. La foule, qui déborde des gradins, s'entasse le long des lignes de touche.

Le match se tient à Swansea et non à Cardiff comme habituellement. La pelouse a beau être gelée, l'arbitre ne prend pas le risque d'annuler la partie, de peur de subir la colère des spectateurs. Les Tricolores, timidement supportés par une dizaine de compatriotes, doivent faire abstraction de l'environnement hostile. En première période, Robert Soro se fait piétiner par le pilier gallois Anthony. Les supporters, fins connaisseurs du rugby, huent leur propre joueur (il sera banni de l'équipe après cet incident).

L'international français, grogui, parvient à retrouver le pré après s'être fait soigner. Mieux, il guide ses partenaires vers un authentique exploit. Après avoir mené 5-0 au repos, les Tricolores remportent le match. Cette victoire inattendue, face aux champions en titre, constitue une première en terre galloise (3-11).

A la fin du match, des milliers de supporters envahissent le terrain. Très fair-play, ils portent Michel Pomathios en triomphe. L'auteur du dernier essai fut aussi le premier Français à être sélectionné avec les Barbarians Britanniques. La presse, quant à elle, salue le courage et l'abnégation de Robert Soro, surnommé le "Lion de Swansea" pour l'occasion.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   

Revenir en haut Aller en bas
 
Un peu d'histoire
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Petite histoire de la canne à pêche.
» Sortie de bunker, histoire d'angles...
» Histoire d'un Bordeaux - Paris, aller et retour...
» l'histoire en 5 mots
» L'histoire par l'histoire vu et ecrit par kERLAU YM

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
rugby normand :: 3ème mi-temps :: La buvette du forum-
Sauter vers: